"Toutes ailes bloquées dans les masses lumineuses, l'albatros tire des bords tel un voilier, vire à toute allure face au vent qui le saisit de son souffle et le porte en altitude. Là jusqu'à la limite d'un vol horizontal, sa voilure fasseye, il décroche. Il se laisse alors glisser vers l'avant, prend une vitesse sufisante qui lui permet, après avoir au dernier moment amorcé sa ressource, de frôler les déferlantes et de repartir à nouveau, porté par le vent...

Voler c'est glisser... Ils montent comme des cerfs-volants par un glissement. Ils descendent aussi le plus souvent en glissant, mais à la faveur de leur poids. Veulent-ils être entrainés par le vent, ils mettent leurs ailes en éventail. Enfin, ils gouvernent par la combinaison de leur trois moyens : Les poids, les ailes et la queue..."

JM. Le Bris (cité par G. de La Landelle)




Au commencement était le rêve

Jean-Marie Le Bris - 1875
Jean-Marie Le Bris

"C'est égal, si j'avais été albatros, que de peine en moins et combien de sauvetages en plus.
Si l'on pouvait manoeuvrer en l'air comme eux, on s'abattrait sur les batiments en détresse
et l'on repêcherai un à un les hommes en danger..."